Amélioration des douleurs chroniques fonctionnelles
Comprendre la douleur !
Pour bien comprendre ce qu’est la douleur chronique

Lorsqu’ils sont sollicités, un message nerveux se propage le long des nerfs jusqu’au cerveau où il est interprété comme douloureux.
C’est donc bien le cerveau, et lui seul qui est en charge de l’interprétation du message douloureux et de son intensité. Nous verrons un peu plus loin que cette notion est fondamentale lorsqu’on parle de douleur chronique.

La douleur nociceptive
La douleur nociceptive est la douleur classique, ressentie lorsqu’on excite un nocicepteur.
Par exemple, lorsque le corps subit un choc physique, lorsqu’un muscle est trop étiré, lorsqu’on se brûle, etc…

La douleur neuropathique
La douleur neuropathique est liée à une altération du système nerveux périphérique (les nerfs). La lésion du nerf va alors générer directement le départ d’un message douloureux, sans même qu’il y ait eu au préalable excitation d’un capteur de douleur. Ces douleurs sont très difficiles à combattre, car elles sont dues en générale à des maladies qui détériorent les nerfs, et pour lesquelles il n’existe pas de traitement définitif. La solution est alors de faire diminuer la sensibilité du cerveau à la douleur grâce à de puissants antalgiques comme la morphine par exemple.

La douleur nociplastique
Enfin, la douleur nociplastique est celle qui nous intéresse le plus ici. Elle est liée à une réorganisation de certaines connexions cérébrales (dues à la neuroplasticité) qui altère le fonctionnement normale des aires cérébrales traitant la douleur. Le cerveau va alors interpréter des messages neurologiques comme douloureux, alors qu’ils ne le sont pas à l’origine. Il n’y a pas de lésion tissulaire, pas d’inflammation, et pourtant, une douleur est ressentie. Ce sont les douleurs chroniques non spécifiques. Les exemples les plus caractéristiques de ces douleurs sont les lombalgies chroniques et la fibromyalgie. Il existe dans ces cas une forme d’hypersensibilisation du cerveau à la douleur.